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| Auteur : | Sujet: prolactine | Bas |
| marie-soleil31 Messages postés : 30 Le respect commence par soi-même. |
Définition [VIDAL de la famille] : Hormone sécrétée par l'hypophyse, qui provoque la montée de lait après l'accouchement. Sa sécrétion anormale en dehors de cette période peut entraîner chez la femme : troubles des règles, écoulement pathologique de lait par le mamelon, ou stérilité. Chez l'homme, un excès de prolactine provoque une augmentation du volume des seins ou une impuissance. ----------------------------------------------------------------- Prolactine Conditions de prélèvement Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude). La prise de sang sera effectuée après 20 minutes de repos en position allongée après la pose d'un cathéter (système de prélèvement). Ne pas réaliser le prélèvement juste après un repas. Eviter le stress et un exercice physique trop important avant le prélèvement. Préciser l'âge et la date des dernières règles, le nombre de semaines d'aménorrhée en cas de grossesse. Signaler d'éventuels traitements en cours. Intérêt du dosage La prolactine est une hormone sécrétée par l'anté-hypophyse qui permet principalement le déclenchement et le maintien de la lactation. Elle agit également sur la sécrétion de progestérone chez la femme, et de testostérone chez l'homme. Son dosage est indiqué dans les explorations d'aménorrhée, de stérilité, d'impuissance ; en cas de galactorrhée, gynécomastie, absence de montée laiteuse ; dans le cadre de certains adénomes, en particulier un adénome à prolactine. Valeurs normales Homme : 2 - 15 µg /l soit : 60 - 450 mU /l Femme avant ménopause : 3 - 20 µg /l soit : 90 - 600 mU /l Femme après ménopause : 2 - 15 µg /l soit : 60 - 450 mU /l Grossesse : Les taux augmentent régulièrement jusque 200 µg /l (6000 mU /l) puis restent élevés pendant l'allaitement. Variations pathologiques Augmentation : Adénome à prolactine (tumeur hypophysaire) Syndrome de Chiari-Frommel : persistance d'une aménorrhée et galactorrhée en suite de couches. Troubles endocriniens : acromégalie, hypothyroïdie primitive, syndrome de Cushing, lésion hypothalamiqueInsuffisance rénale ou hépatique importante Dystrophie ovarienne Anorexie mentale Origine iatrogène : liée à la prise de certains médicaments : neuroleptiques, certains antiémétiques, a méthyl-dopa, anti histaminiques, morphiniques, certains antidépresseurs et lithium, oestrogènes et oestroprogestatifs. Diminution liée à la prise de médicaments dits dopaminergiques : Levodopa, bromocriptine, piribédil, dihydroergocryptine, fipexide, corticostéroïdes. Dr Marie-Françoise Odou http://www.doctissimo.fr/html/sante/analyses/sa_376_ine.htm ----------------------------------------------------------------- L'adénome à prolactine (hyperproduction de prolactine) ou syndrome aménorrhée-galactorrhée. Définition C'est un adénome (tumeur bénigne) touchant uniquement les cellules hypophysaires qui produisent la prolactine : l'hormone qui déclenche la sécrétion de lait par les seins. Le nombre de ces cellules augmente. Symptômes Cette affection se traduit par un tableau associant une aménorrhée (absence de règles) et une galactorrhée (sécrétion de lait par les glandes mammaires) chez la femme ou une impuissance avec gynécomastie (augmentation de volume des seins) et galactorrhée chez l'homme.Des céphalées, troubles visuels sont possibles. Des bouffées de chaleur surviennent parfois chez la femme. Examens complémentaires Le diagnostic repose sur le dosage de prolactine dans le sang. L'élévation du taux de prolactine est proportionnel au volume de la tumeur. Le scanner recherche des micro-adénomes dans l'hypophyse. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) donne des images plus précises. L'exploration du champ visuel s'impose en cas de gros adénome et chez les patients qui choisissent le traitement médical et doivent être surveillés régulièrement. Diagnostic différentiel Certains signes de l'adénome à prolactine peuvent se rencontrer dans d'autres situations que le médecin doit donc rechercher pour les éliminer : l'ingestion de médicaments (entre autres : médicaments de la famille des phénothiazines, antidépresseurs tricycliques, halopéridol, métoclopramide, sulpiride, alpha-méthyl-Dopa, réserpine...), l'intoxication aux opiacés, l'hypothyroïdie... Traitement Le traitement des tumeurs hypophysaires associées à une hyperprolactinémie est controversé. Les patients dont les taux de prolactine ne sont pas trop élevés et dont le scanner est normal (ou ne montre que des micro-adénomes) peuvent être traités par la seule bromocriptine ou simplement placés sous surveillance régulière. En cas d'adénomes plus gros, le traitement fait appel à la chirurgie (ablation de la tumeur), la radiothérapie ou la bromocriptine. ---------------------------------------------------------------- HYPERPROLACTINEMIE Source : Communication du Pr P. Jacquet (Hôpital de la Timone, Marseille) Journées SFBC/Inserm Novembre 1998 L'hyperprolactinémie (HPRL) est définie par une valeur basale supérieure à 25 µg/ml chez la femme et supérieure à 17 µg/ml chez l'homme. C'est une pathologie rencontrée dans 1% de la population générale et dans 22 à 27% des femmes consultants pour aménorrhée. Le dosage doit être effectué à plusieurs reprises, de préférence en début de phase folliculaire (mais à n'importe quel moement de la journée). ETIOLOGIES --- Iatrogène est fréquente : (cf infra). --- Grossesse évidemment --- Hypothyroïdie --- Prolactinome (55%) : Le taux de base est trés évocateur à partir de 150 µg/ml --- Macroprolactine (cf infra) --- Accompagnant certaines pathologies avec au premier rang le syndrome des ovaires polykystiques (20% des femmes consultant pour un trouble du cycle) MACROPROLACTINE On connait maintenant cette nouvelle étiologie de HPRL. Elle est la conséquence à la présence d'agrégats de la molécule de prolactine par des autoanticorps. La clairance des ces agrégats est diminuée et entraine ipso facto une accumulation de la prolactine dans le sang. L'HPRL est donc détectée lors des dosages. Cette étiologie est fréquente (8 à 25 % selon les auteurs) Le tableau clinique associe une galactorrhée contrastant avec des cycles ovulatoires. L'identification par chromatographie est nécessaire car ce syndrome auto-immunitaire ne régressant pas et n'ayant pas ou peu de répercussions fonctionelles, ne doit pas être traité ni égarer le diagnostic vers des atteintes lésionelles. NB : L'accent mis actuellement sur la pathologie prolactinique ne doit pas faire oublier qu'il s'agit d'anomalies relativement rares. Il a toutefois le mérite d'insister sur la prévention des hyperprolactinémies en incitant à la prudence dans la prescrïption de certains neuroleptiques ou d'estroprogestatifs fortement dosés en estrogènes, et sur leur dépistage: un dosage de la prolactinémie est justifié non seulement en cas de galactorrhée, mais aussi de toute perturbation sévère et prolongée du cycle, quel que soit le contexte. .MÉDICAMENTS GÉNÉRATEURS D'UNE TRÈS FORTE HYPERPROLACTINÉMIE a)PSYCHOTROPES: -- AMPHÉTAMINE Orténal --- SULPIRIDE Dogmatil --- RESERPINE et spécialités qui en contiennent --- THIORIDAZINE Melleril --- PIPOTIAZINE Piportil --- PERFENAZINE Trilifan --- HALOPERIDOL Haldol --- DROPERIDOL Droleptan --- CHLORPROMAZINE et autres phénotiazines : Largactil, Nozinan --- PIMOZIDE Orap --- FLUPENTIXOL Fluanxol b) ANTIDÉPRESSEURS --- IMIPRAMINE Tofranil --- CLOMIPRAMINE Anafranil --- VERALIPRIDE Agréal c) AUTRES MÉTOCLOPRAMIDE Primpéran, Anausin ALPHAMETHYL DOPA Aldomet Il. SUBSTANCES GÉNÉRATRICES D'UNE HYPERPROLACTINEMIE --- 1 7BÊTAESTRADIOL --- PROTIRELINE TRH, Stimu TSH --- INSULINE --- ACTH et ses dérivés Synacthène --- OPIACÉS et PEPTIDES --- MORPHINOMIMÉTIQUES Metenkephaline et Bêtaendorphines --- PROSTAGLANDINES E2 --- . TRYPTOPHANE --- PENTHOBARBITAL Nembutal Embutal. . . -- FENFLURAMINE Pondéral -- CIMETIDINE Tagamet --- FLUNARIZINE (Sibelium) --- INDORAMINE (Vidora) --- ANIHISTAMINIQUES H2 --- ANTIDEPRESSEURS INHIBITEUR DE LA RECAPTURE DE LA SEROTONINE Et à long terme : ---LITHIUM --- ISONIAZIDE Cette liste n'est limitative. Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine peuvent également être impliqués. Source : http://www.gyneweb.fr/sources/gyngene/gynendoc/galact.html Pour en savoir plus : http://www.gyneweb.fr/sources/revues/referenc/v1n3/prolactine.html ----------------------------------------------------------------- La prolactine est une neuro-hormone peptidique sécrétée par les cellules lactotropes de la partie antérieure de l'hypophyse. Sommaire type=text/javascrïpt> //<![CDATA[ showTocToggle("afficher","masquer") //]]> </scrïpt> [affichermasquer] 1 Structure 2 Effets 3 Régulation 4 Mode d'action [modifier] Structure La prolactine est une protéine constituée de 199 acides aminés chez l'homme et de poids moléculaire 23 kDa. Elle possède une structure très proche de l'hormone de croissance et de l'hormone placentaire lactotrope. [modifier] Effets Chez les mammifères, la prolactine a : un effet mammotrope (croissance des glandes mammaires), un effet lactogénique (stimulation de la sécrétion du lait). [modifier] Régulation La sécrétion de la prolactine par l'antéhypophyse est : stimulée par le PRF (Prolactine Releasing Factor) et par la TRH (Thyroïd Releasing Hormone), inhibée par le PIF (Prolactine Inhibiting Factor) qui n'est autre que la dopamine. Les œstrogènes augmentent le taux de prolactine en diminuant la sécrétion de dopamine et en agissant directement sur l'hypophyse. [modifier] Mode d'action La prolactine se lie sur des récepteurs membranaires présents notamment sur les cellules des glandes mammaires, des ovaires, des testicules et de l'utérus. L'hormone se fixe sur un premier récepteur membranaire, puis sur un second, par des sites de fixation différents. Ceci conduit à une dimérisation du récepteur et au rapprochement de deux protéines cytoplasmiques de type tyrosine-kinase qui s'activent alors mutuellement. Ces protéines phosphorylent d'autres cibles intracellulaires, dont des facteurs de transcrïption qui agissent sur l'expression des gènes de la cellule. Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Prolactine » ----------------------------------------------------------------- La prolactine par Odile Lapointe À l’ère de l’informatique et avec l’allaitement qui redevient de plus en plus à la mode, les informations concernant les avantages de l’allaitement maternel sont plus que jamais accessibles. Qui ne connaît pas certains des bienfaits de l’allaitement maternel ? Le côté santé pour l’enfant et la mère est le plus connu. Le côté monétaire a son importance et le côté pratique est évident. Mais il y a un bonus. Un bonus méconnu, voire même inconnu : la prolactine. Non seulement l’allaitement amène des bénéfices physiques à la mère, il aide aussi son esprit. La même hormone qui aide à faire le lait aide également la mère à se sentir bien. Quand une mère s’asseoit pour allaiter, elle peut sentir qu’elle commence à s’endormir. Si elle s’était sentie stressée peu avant, allaiter lui apportera un sentiment de contentement et de relaxation. Voilà peut-être la prolactine à l’oeuvre, puisque la prolactine est connue comme étant une des hormones anti-stress. Des recherches ont démontré que les mères qui allaitent sont plus tolérantes au stress. De plus, une protéine invitant au sommeil se retrouvant dans le lait maternel pourra doucement amener bébé au pays des rêves. Quand vous regardez une maman allaiter son bébé, au fil de la tétée, vous remarquerez la mère devenir plus calme et le bébé qui semble s’endormir comme s’ils avaient tous deux reçu une dose de tranquil-lisant. Ce n’est pas uniquement une impression, c’est tout à fait la réalité. La pause-tétée en milieu ou en fin de journée devient donc un rendez-vous où refaire le plein. Les mères au foyer qui vivent une journée particulièrement éprouvante le savent tout comme celles qui reviennent du travail. C’est particulièrement avantageux pour la mère souffrant de problèmes cardiaques ou d’hypertension. La prolactine est communément appelée l’hormone maternelle. Avec l’ocytocine, elle est en partie responsable de l’intense besoin d’être avec son bébé ressenti par un grand nombre de mères. Lorsqu’un bébé commence à téter, le mouvement rythmique de ses mâchoires, de sa langue et de ses lèvres envoie des impulsions nerveuses à l’hypophyse, la glande maîtresse du cerveau, par l’intermédiaire de l’hypothalamus. Deux hormones sont alors libérées : l’ocytocine et la prolactine. En réponse à cette libération de prolactine, les cellules alvéolaires produisent du lait. L’utilisation d’une téterelle, la faible succion d’un bébé ou une mauvaise position au sein peuvent entraîner un changement du taux de prolactine et nuire à la production lactée. Des tétées fréquentes et une succion efficace augmentent la production lactée de la mère. Plus de huit tétées par 24 heures préviennent la chute du niveau de prolactine avant la prochaine tétée. Les niveaux de prolactine sont plus élevés pendant la nuit que durant le jour, même si les tétées de jour sont plus nombreuses. Cette hormone a un rythme circadien (sur 24 heures) qui persiste jusqu’au sevrage. Saviez-vous que si, de par le monde, il y avait abandon complet de l’allaitement, il y aurait une augmentation de 20 à 30 % du taux de natalité mondial en moins de un an? Le rôle de la prolactine dans la fertilité est bien connu. La prolactine retarde le retour de l’ovulation. Dans plusieurs pays, l’allaitement a un plus grand effet sur le taux de natalité que tous les autres contraceptifs réunis. Selon les lignes directrices de la méthode de l’aménorrhée de la lactation, une mère a moins de 2 % de probabilité de devenir enceinte. Les mères de jumeaux qui désirent allaiter leurs deux bébés de façon simultanée, vont pouvoir faire accroître davantage le niveau de prolactine et ainsi augmenter leur production lactée. Ce principe s’applique également aux mères utilisant un tire-lait électrique à expression double (les deux seins en même temps); la stimulation est meilleure. Non seulement la prolactine a-t-elle un rôle crucial pendant l’allaitement, elle est présente aussi pendant la grossesse. En effet, pendant la grossesse, l’augmentation du taux de prolactine et d’autres hormones contribue à la croissance accélérée du tissu du sein. Des facteurs ou des conditions peuvent affecter le taux de prolactine chez les mères. Le syndrome de Sheehan, un prolactinome ou le tabagisme et la marijuana n’en sont que quelques-uns. Les niveaux de prolactine baissent graduellement à mesure que le bébé grandit, mais ils demeurent élevés aussi longtemps que la mère allaite. Pour celles qui apprécient la différence, voilà une autre bonne raison de continuer d’allaiter et d’en profiter pleinement jusqu’au sevrage. Références : Traité de l’allaitement maternel, Ligue La Leche, 1999 Breastfeeding : a guide for the medical profession, Dr Ruth Lawrence, 1999 Breastfeeding and Human Lactation, Riordan and Auerbach, 1999 The Breastfeeding Book, Sears and Sears, 2000 The Womanly Art of Breastfeeding, LLLI, 1997 ----------------------------------------------------------------- DOSAGES DE PROLACTINE ELECSYS ET KRYPTOR ET MACROPROLACTINE SAPIN R.(1), ABERER P.(2), GASSER F.(1), FISCHBACH E.(1), JUSY C.(3) (1) Service d’Explorations Fonctionnelles par les Isotopes, UMR 7004 ULP/CNRS, Institut de Physique Biologique, Hôpital Civil, 67091 Strasbourg Cedex, France (2) Laboratoire de Biochimie, Hôpitaux Civils, Colmar, France (3) B.R.A.H.M.S. France, Saint Ouen, France Introduction Les dosages de prolactine (PRL) Elecsys (El) et Kryptor (Kr) sont deux dosages automatisés non isotopiques. Le dosage Elecsys est connu pour sa grande sensibilité à la macroprolactine (big-big prolactine). La macroprolactine possède une activité biologique négligeable par rapport à celle de la prolactine monomère (mPRL) et peut être à l’origine d’une pseudo-hyperprolactinémie. Le dosage de prolactine Kryptor par contre est réputé pour être faiblement sensible à la macroprolactine et donner des résultats bien corrélés à la prolactine monomère, même dans des sérums contenant une proportion importante de macroprolactine. Le but de notre étude a été de comparer les résultats de prolactine Elecsys et Kryptor dans un grand nombre de sérums classés négatifs ou positifs en macroprolactine d’après le résultat du test de précipitation de la prolactine au polyéthylène glycol (PEG) pratiqué avec le dosage Elecsys. Matériel et Méthodes La prolactine a été dosée sur Elecsys 2010 (Roche Diagnostics) et sur Kryptor (B.R.A.H.M.S.) dans : - 149 sérums négatifs en macroprolactine d’après le résultat de la précipitation au PEG faite avec le dosage Elecsys (pourcentage de prolactine précipitée inférieur à 40%). La précipitation du sérum a été faite volume à volume avec une solution de PEG 25%. La prolactine Elecsys est comprise entre 112 et 23500 mUI/L. Pour les calculs de corrélation et régression, 4 échantillons de concentration en prolactine Elecsys supérieure à 10000 mUI/L et donc susceptibles d’influencer fortement les résultats ont été éliminés. - 149 sérums positifs (pourcentage de prolactine précipitée supérieur ou égal à 60%). La forme moléculaire prédominante dans ces sérums est la macroprolactine. La prolactine Elecsys est comprise entre 298 et 9430 mUI/L. La prolactine monomère a été évaluée dans tous les sérums par la concentration de prolactine Elecsys dosée dans le surnageant de précipitation du test au PEG multipliée par 2 pour tenir compte de la dilution. Les résultats de prolactine Elecsys et Kryptor ont été comparés en calculant l’écart relatif entre les résultats défini par l’expression (PRL El – PRL Kr) / PRL El, exprimée en pourcentage. Résultats La corrélation entre les résultats de prolactine Elecsys et Kryptor est bien meilleure dans le groupe négatif (r=0,98, El=1,54 Kr+84, n=145) que dans le groupe positif (r=0,67, El=2,83 Kr+427, n=149). Dans le groupe négatif les résultats de prolactine Elecsys et Kryptor sont très bien corrélés avec ceux de la prolactine monomère : respectivement r=0,99, PRL El=1,43 mPRL+17 et r=0,98, PRL Kr=0,89 mPRL-22). Par contre dans le groupe positif, seule la prolactine Kryptor est bien corrélée à la prolactine monomère avec r=0,92, PRL Kr=1,10 mPRL+52 alors pour l’Elecsys r=0,60 seulement et PRL El=3,03 mPRL+603. L’écart relatif entre les résultats de prolactine Elecsys et Kryptor est compris entre 10 et 63% dans le groupe négatif et entre 39 et 94% dans le groupe positif. Il existe donc un chevauchement important entre les résultats des deux groupes. Ainsi, avec un seuil à 49% la sensibilité pour la détection de la macroprolactine est excellente (99%) mais la spécificité est médiocre (79%). Conclusions Les résultats obtenus confirment la faible sensibilité du dosage de prolactine Kryptor à la présence de macroprolactine et la forte sensibilité du dosage Elecsys. On retrouve pour le dosage Kryptor une bonne corrélation avec la prolactine monomère et des résultats globalement proches des estimations de la prolactine monomère faites à partir du test au PEG, que ce soit pour les sérums négatifs ou positifs en macroprolactine. Enfin, bien qu’aucun sérum avec un résultat douteux du test au PEG entre 40 et 60% n’ait été inclus dans cette étude, la comparaison des résultats Elecsys et Kryptor n’apparaît pas comme un moyen performant pour mettre en évidence la macroprolactine. ----------------------------------------------------------------- PLACE DES INHIBINES ET DE LA PROLACTINE COUSSIEU C. Hôtel-Dieu Paris Les inhibines Les inhibines sont des glycoprotéines synthétisées par les gonades qui freinent la production hypophysaire de FSH. Elles sont constituées de deux chaînes : la chaîne a, commune aux deux inhibines et la chaîne ß, spécifique de chaque inhibine : ßA pour l’Inhibine A, ßB pour l’Inhibine B.Chez la femme, les inhibines sont synthétisées au cours du cycle menstruel par les cellules de la granulosa. Synthétisée par les petits follicules à antrum, l’Inhibine B sérique prédomine en période de transition lutéo-folliculaire et en début de phase folliculaire. Son évaluation est aujourd’hui classiquement intégrée au bilan d’évaluation de la “réserve ovarienne” effectué lors de la prise en charge d’une procréation médicalement assistée (PMA). Ce bilan, effectué au troisième jour du cycle, comporte également l’évaluation de la FSH et de l’estradiol plasmatiques et la mesure par échographie du nombre et de la taille des follicules à antrum. L’intérêt réel apporté par l’addition de l’Inhibine B à ce bilan dans le pronostic de succès de la stimulation ou de grossesse sera argumenté sur les données de la littérature : il en ressortira que si l’intérêt de l’inhibine B demeure très controversé, la valeur de deux critères : âge de la patiente et FSH plasmatique font, eux l’objet d’un très large consensus. L’Inhibine A, elle, est essentiellement produite par le follicule dominant et le corps jaune. Elle n’a pas encore trouvée sa place dans le suivi des traitements en vue des PMA. Synthétisée également pendant la grossesse, l’Inhibine A est un bon marqueur du second trimestre de la Trisomie 21 . Elle est aussi significativement élevée en cas de pré-éclampsie et de môle hydatiforme où elle complète les informations apportées par l’hCG plasmatique. La concentration sérique des deux inhibines est très augmentée dans les cancers de la granulosa. Chez l’homme : seule l’Inhibine B est synthétisée par les cellules de Sertoli. Sa concentration sérique est le reflet de la qualité de la spermatogénèse. Son évaluation est souvent effectuée dans un bilan étiologique d’un dysfonctionnement de la spermatogénèse. Comme chez la femme, l’intérêt de l’addition de l’Inhibine B au bilan classique est encore très controversé. La prolactine La prolactine (PLT) est une hormone peptidique synthétisée essentiellement par les cellules lactotropes de l’anté-hypophyse sous le contrôle d’un tonus inhibiteur exercé par la dopamine hypothalamique. Elle exerce un rôle majeur sur la lactogénèse. Sa détermination dans le sérum entre dans le bilan hormonal systématique entrepris devant un trouble du cycle chez la femme et devant toute galactorrhée. La mise en évidence d’une hyperprolactinémie peut identifier, à elle seule, l’étiologie d’une hypofertilité chez la femme. Elle doit donc toujours faire l’objet d’un contrôle dans des conditions de prélèvement rigoureuses (prélèvement après pose d’un cathéther et repos de 20 minutes, le matin entre 8h et 10h à jeun, accompagné d’un interrogatoire sur les thérapeutiques en cours, l’état de stress du patient, les antécédents médicaux récents). Devant une hyperprolactinémie confirmée, la recherche d’un processus tumoral sera alors entreprise par IRM. La multiplicité des formes circulantes de prolactine dont une, la big-big-prolactine ou macro prolactine dépourvue d’activité biologique, est la source d’importantes dispersions des résultats entre immuno-dosages. Elle est à l’origine de fréquents faux diagnostics d’hyperprolactinémie : aussi l’exposé s’attachera à proposer des méthodologies permettant le dépistage voire la quantification de cette forme circulante de prolactine. Dernière révision : 12.12.03 ---------------------------------------------------------------- voir également prolactine, hypothalamus, hypophyse Certains médicaments comme la bromocriptine, la dopamine, le GABA, mais également des hormones fabriquées par l’hypothalamus (zone du cerveau située au centre de celui-ci et par lequel l’hypophyse est reliée par une tige, appelée tige pituitaire), sont susceptibles d’inhiber la fabrication de la prolactine. Le facteur inhibant la sécrétion de prolactine, appelé également PIF (initiales de prolactine-inhibiting factor en anglais) est lui-même une hormone fabriquée dans l’hypothalamus. Elle gagne le lobe de l’hypophyse par la tige pituitaire (tige reliant l’hypophyse à l’hypothalamus au-dessus d’elle), entraînant de ce fait une inhibition de la sécrétion de prolactine. La prolactine permet de déclencher la sécrétion (fabrication) du lait et l’arrêt des règles après l’accouchement. Elle possède également la propriété d’entraîner une anovulation (absence d’émission d’ovule par les ovaires). La progestérone, qui est une autre hormone féminine, semble être activée par la sécrétion de prolactine. recherche fait par moi-même marie-soleil xxxxx |
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