FORUM, Forum Discussion, Forum Gratuit, Nom de domaine, Nom de domaine gratuit, Redirection gratuite,

Forum tranSmonde.net Administrateurs :Kendya
Forum tranSmonde.net
Non connecté | Se connecter
en ligne : 3 inconnus visitent le forum
Inscription Inscription | Profil Profil | Messages Privés Messages Privés | Recherche Recherche | Online Online | Aide Aide | Créer un blog gratuit

forum Index du forum forumPolitique et Social forumassasinat transphobe Portugal a diffuser et REAGIIR

Auteur : Sujet: assasinat transphobe Portugal a diffuser et REAGIIR  Bas
 structure_etrange
 Messages postés : 2
  Posté le 27/02/2006 17:48:20
Send a private message to structure_etrange
GISBERTA
ASSASSINAT DE TRANSSEXUEL AU PORTUGAL ET OCCULTATION EN COURS : APPEL URGENT A L'ACTION INTERNATIONALE !

L’APPEL :
Face à un assassinat qui apparait de plus en plus comme un crime de haine, face à l’omission tendancieuse de la composante sexuelle et transfobique de celui-ci, face a la desorientation de la majorité des associations LGBT portugaises qu’ont contribué pour le degré de confusion et desinformacion mediatique par l’incapacité d’informer correctement sur la vrai identité de la victime ni sur la différence entre homophobie et transphobie, face à la claire tentative des médias et de la classe politique de déculpabilizer le crime lui-même, d’omettre la composante «haine» dans la mort d’une personne qui accumulait autant d’exclusions sociales, face à la tentative de culpabilisation de la victime, et de l’étouffement publique de cette affaire, le mouvement portugais des Panteras Rosa - front de combat à l’homofobie - appelle à l’aide urgente de tous les collectifs et entités LGBT et de lutte pour les droits de l’homme dans le monde :
- afin de denoncer de la manière la plus ample possible les faits arrivés au Portugal, notamment auprés des mouvements et des medias nacionaux et internacionaux;
- protester – en informant les associations LGBT portugaises – auprès du gouvernement , des entités officielles, des partis politiques et des médias portugais contre la manière dont elles traitent ce crime;
- manifester auprès de ces mêmes entités et du mouvement LGBT portugais, leur solidarité envers les efforts qu’elles développent pour inverser cette situation dramatique.
NOUS CONSIDERONS FONDAMENTALLE UNE FORTE PRÉSSION INTERNATIONALE SUR LE PORTUGAL.


LES FAITS:
Gisberta, imigrante brésilienne, transsexuelle, séropositive, toxicodépendante, prostituée et sans-abris, a éte retrouvée morte le 22 Février 2006 au fond d'un puits plein d'eau profond de dix mètres, dans un batiment inachevé de Porto la seconde ville du Portugal. Le crime a éte avoué par un groupe de 14 garçons mineurs de 10 à 16 ans, la plupart d’entre eux faisant partie d’une institution d’accueil pour mineurs, financée par le système publique de protection social mais sous la responsabilité de l’église catholique.
A la suite de cet aveu, les détails de cet acte terrible ont été découverts. La victime était dans un très mauvais état de santé, et était fréquemment persécutée par les garçons, victime d’insultes et d’agressions. Le 19 Février , un groupe de ces garçons est entré dans l’édifice inachevé et abandonné où Gisberta passait les nuits, l’a ligoté, l’a bailloné, et l’a agressé avec une extrème violence à coup de pieds, de batons et de pierres. Le groupe a aussi avoué avoir introduit des batons dans l’anus de Gisberta, dont le corps présentait des blessures importantes dans cette partie, et l’avoir abandonnée dans ce local. Le corps présentait également des marques de brûlures de cigarettes.
Les 20 et 21 Février, sont revenus au local et ont de nouveau pratiqué les agressions. Le matin du 21 au 22 Février, il ont finalement jeté le corps de Gisberta dans le puits afin de tenter de masquer leur crime. L’autopsie déterminera si à ce moment la victime était encore vivante ou non. Le fait que le corps ne flottait pas, mais gisait au fond de l’eau du puits semble indiquer qu’elle serait morte par noyade.
A PROPOS DES REACTIONS ET DE LA GENERALISATION DE LA TRANSFOBIE.
Les évênements ont été largement commentés par les médias Portugais les 23 et 24 février, de façon erronnée et tendancieuse. Alors qu’une partie de la presse nationale parlait de l’assassinat d’«un travesti», une autre grande partie faisait référence seulement à la condition de «sans-abri» ou de «sans-abri, prostituée, toxicodependante» de Gisberta, nommée aussi par une partie de la presse comme Gisberto, son nom légal. En accord avec cette omission, dès le début, avant même que soient connus les détails sur le crime ou sur l’identité et les caractéristiques personnelles de la victime, beaucoup de journaux se firent l’écho d’articles de commentateurs bien connus pour leur oposition aux droits LGBT au Portugal, prétendant que le crime ne pouvait être classifié comme un «crime de haine» et qu’il ne serait pas légitime de considérer une relation entre la transexualité ou l’orientation sexuelle de Gisberta et les motifs de l’assassinat. L’argumentation utilisé dans ce sens pour justifier le crime était toujours le fait de la majorité des agresseurs ayant avoués d’être mineurs.
En même temps, ont été ignorés et continue à l’être par les médias les communiqués émis par les associations LGBT, notamment les positionements des Panteras Rosa et de l’association trans portugaise (ªT.), précisant la «transexualité» et l’identité de la victime et exigeant des mesures légales et sociales de combat contre les discriminations et de protection contre les crimes de haine en function de l’identité de genre, de l’orientation sexuelle, de la condition sociale, maladie ou nationalité d’origine, bien qu’ait éte brièvement mentionnée une veillée de solidarité avec Gisberta avec l’appui des associations LGBT qui a eu lieu durant la nuit du 24 Février, mais, une fois de plus, les medias ont omis de mentionner l’argumentation des associations demandant que ne soit pas caché, la transexualité de la victime ainsi que le fait que la discrimination transfobique puisse être une des motivations probables du crime.
Evitant de parler de «crime de haine» pour cause de l’age des agresseurs, et à l’exception de quelques politiques qui se sont exprimés en leur nom propre, aucun parti politique Portugais n’a pris position sur ce crime, ou ne l’a condamné publiquement, De la part du gouvernement, la seule réaction jusqu’à amaintenat vient du ministre responsable des institutions de mineurs qui s’est limité à se déclarer choqué, sans autre commentaire, et à demander une enquète sur l’institution qui accueillait les agresseurs. Ceux-ci, à l’exception d’un garçon agé de seize ans et par conséquent criminellement responsable et incarcéré en prison préventive, ont été rendus à l’institution en régime de semi-liberté . Aucune autre mesure n’a été prise à l’encontre des agresseurs.
Aucune photographie de la vicitme n’a été publiée dans la pluspart des jornaux. Les médias et les commentateurs ont concentrés le «choc» du crime, sur l’age des agresseurs mais pas sur l’assassinat d’une citoyenne. Ils se sont fait l’écho des insinuations du prêtre responsable de l’instituion de mineurs, qui avait affirmé publiquement que les garçons avaient eté « molestés » par un pedophile, ce que representait une «circonstance atténuante», sans que soit publiée aucune réaction publique d’indignation.
Au contraire des pratiques courantes, les données révélées le 24 Février sur les sévices sexuels soufferts par la victime, ainsi que la possibilité que celle-ci ait été encore vivante quand elle a été jetée dans le puits, ont seulement été publiés par un journal de Porto. Seulement quatre jours après avoir dénoncié cet assassinat, le silence des médias sur ce crime est en ce moment quasi total, et tout indique qu’il va continué d’en être ainsi.

Jó Bernardo
Sérgio Vitorino


Mouvement des Panteras Rosa, Portugal – Front de Combat contre l’Homophobie
ªT. - Association d’Etude et de Défense du Droit à l’Identité de Genre

Communiqué de Presse
Samedi, 25 Fevrier 2006
ASSASSINAT DE GISBERTA
SUR LE CRIME, LA HAINE, L’OCCULTATION EN COURS, SUR NOTRE COLÈRE !

Lancée, probablement encore vivante, dans un  puit. Gisberta fut victime non seulement d’agression mais aussi sévices sexuels. Chaque jour notre indignation est plus forte devant la manière dont l’assasinat de Gisberta est divulgué, commenté et occulté. Etrangement, les chaines de télévisions, aujourd’hui, ignorent l’information chocante révélée par le journal « das Notícias » (datant du 23/02/2006). Pourtant il existe clairement une dimension sexuelle dans se crime qui est passée sous silence. La victime a été la cible d’une forme de torture particulière : introduction d’objet dans l’anus, devons nous l’ignorer ?

L’abbé Lino Maia président de l’union des IPSS (Institutions Particulières de Solidarités Sociales - apartenant à l’église et financées par l’état), affirmait hier que les jeunes avaient des circonstances atténuantes, parce que l’un de ses camarades serait harcelé par un pédophile. Devant l’assasinat, l’église tente d’incriminer la population LBGT, amalgamant pédophilie et LBGT. Amalgame qui ne fait que renforcer l’homophobie et la transphobie. Cet abbé tente de dégager de sa responsabilité l’institution qu’il dirige ainsi que les jeunes sous sa responsabilité , allant jusqu’a dire que les jeunes « se sont fait justice eux mêmes », se vengeant soit-disant d’un acte de pédophilie n’ayant rien avoir avec la victime. Or, c’est précisemment ce qui définit ce crime comme un crime de haine.

« Comment est ce possible ? » demande le journal « Público » d’hier (24/02/2006). Comment est-ce possible que cela ne soit pas arrivé plus tot ? rétorquons-nous. Ne connaissons-nous pas la situation de la protection des mineurs, l’abandon et les mauvais traitements à l’intérieur même des ces systèmes de protections ? Ne connaissons-nous pas la violence de l’exclusion sociale et la manière dont celle-ci est provoquée ? Ne connaissons-nous pas la discrimination envers les personnes sans abris, séropositives, prostituées, homosexuelles, tziganes, émigrées, et particulièrement des trans qui sont particulièrement victimes d’exclusion, et ce jusque dans la communauté LBGT ?

Le journal « Público » écrit au sujet des actes de barbarie commis par les jeunes agresseurs : « action plus inconsciente que préméditée ». Mais qu’y a-t-il d’inconscient et de prémédité dans les insultes transphobes et agressions continuelles durant 4 jours, dans la progression d’une extrême violence, la torture et les sévices sexuels ? A lancer le corps dans un puit sans vérifier si elle était encore en vie ?

Il est honteux qu’encore aujourd’hui les médias ignorent, et veulent continuer a ignorer la différence entre transsexuels et travestis, homophobie et transphobie, identité de genre et orientation sexuelle. Les journalistes devraient sérieusement remettre en question leur conscience professionelle, leurs propres préjugés, leur manière d’aborder la question des droits des LBGT et prendre conscience de l’incidence que celle-ci porte sur la population trans qui est la plus défavorisée, la moins protégée et la plus incomprise dans l’univers médiatique et dans la société.



Une partie des nouvelles s’est à peine referée au terme de « sans abri ». Il n’incombe cependant pas aux journalistes – ni à qui que ce soit – de décider si ce fut sa caractéristique de « sans abri » plutôt qu’une autre, qui fit le « poids ». Ce qui fit le poids, ce furent les préjugés. Gisberta accumulait les motifs d’exclusion, aucun d’eux ne peut être omis. Elle était transsexuelle et victime de transphobie. Mais, bien plus que d’énumérer tous ces motifs d’exclusion, omettre sa transsexualité, c’est cacher des éléments probablement explicatifs du crime, c’est vouloir y attribuer une raison plutôt qu’une autre, sans qu’il n’existe aucune information le confirmant. Et cette grossière manipulation, même sans en avoir l’intention, renforce la discrimination.

Le silence des partis et des responsables politiques est scandaleux, et ce quand bien même l’on pouvait prévoir leur difficultés d’aborder la question d’un crime de haine où des mineurs sont impliqués. Il ne s’agit pas de criminaliser des « enfants »  mineurs d’âge. C’est pourquoi nous appelons à ce que l’Etat assume ses responsabilités, qu’il n’a jamais assumées envers ces enfants. Qu’il punisse qui a atteint l’âge d’être responsable. Mais qu’il ne confonde pas enfants et jeunes et qu’il n’oublie pas l’âge dramatique d’une partie du groupe et ne se lave pas les mains du crime et des préjugés qui y ont conduit. Les adultes et ceux qui dirigent le pays sont responsables des préjugés qui mènent à la haine.


Nous ne nous demanderons pas si les enfants sont capables de haine. La société portugaise haït et c’est en son sein que grandissent les enfants. Et il ne s’agit pas seulement de la haine envers les LBGT mais plus spécifiquement la transphobie engendre  un probléme social grave qui se reproduit de génération en generation. La réponse est et ne peut se trouver que dans le combat contre les inégalités et dans la prévention des discriminations dans leur ensemble. Et Pour les LBGT : dans la reconnaissance de l’egalité et des droits sociaux. Oui cette fois les aggresseurs furent des jeunes. Les agressions transphobes et homophobes augmentent depuis ces deux dernières années au Portugal. Mais jusque-là ces aggressions ne furent pas commises par des jeunes, et la règle était déjà le silence et l’oubli.

Et la prochaine ? Allons-nous attendre un nouveau crime de haine commis par des adultes pour prendre position ? Pour éditer des lois (non en fonction de l’âge) punissant les crimes motivés par la condition sociale, l’état de santé, la transphobie, l’homophobie, le racisme, etc. ? Pour développer l’education sexuelle dans les écoles, et éduquer contre les préjugés ? Pour affronter l’enfer qu’est le système de protection des mineurs ? Pour investir dans une politique d’égalité ?


ªt. - Associação para o Estudo e Defesa do Direito à Identidade de Género (Association Pour L’Étude et la Défense du Droit a L’Identité de Genre) * Trav. do Monte do Carmo,1 1200-276 Lisbonne – Portugal * Tel. + 351 21 324 03 46 * Fax. + 351 21 324 03 47 * e-mail. a.trans@clix.pt * site. http://a-trans.planetaclix.pt
Contact: Jó Bernardo + 351 91 760 68 65 / jo_bernardo@clix.pt

Panteras Rosa – Frente de Combate à Homofobia (Panthères Roses – Front de Combat Contre L’Homophobie) * Apartado 1323 – 1009-001 Lisbonne - Portugal * Panteras.Rosas@sapo.pt * www.panterasrosa.blogspot.com
Contact: Sérgio Vitorino + 351 91 941 46 13 / svitorino@gmail.com



SUGESTION DE MODÉLE DE LETTRE DE PROTESTATION :

Mesdames, Messieurs :
Nous avons appris que Gisberta, imigrante brésilienne, transsexuelle, séropositive, toxicodépendante, prostituée et sans-abri, a éte retrouvée morte le 22 Février 2006 dans un batiment inachevé de la ville de Porto et que le crime a éte avoué par un groupe de 14 garçons mineurs de 10 à 16 ans, la plupart d’entre eux faisant partie d’une institution d’accueil pour mineurs liée à l’église catholique.
Nous savons aussi que la victime assassinée était fréquemment persécutée par les garçons avec des insultes et des agressions. Nous savons que selon les aveux, le 19 Février , un groupe de ces garçons est entré dans l’édifice où Gisberta passait les nuits, l’a ligoté et l’a agressé avec une extrème violence à coup de pieds, de batons et de pierres. Que le groupe a aussi introduit des batons dans l’anus de Gisberta, dont le corps présentait des blessures importantes dans cette partie, l’avoir brûlé avec des cigarettes et l’avoir abandonnée dans ce local. Que les 20 et 21 Février, ils sont revenus au local et ont de nouveau pratiqué les agressions. Que le matin du 21 au 22 Février, il ont finalement jeté le corps de Gisberta dans le puits afin de tenter de masquer leur crime et que l’autopsie déterminera si à ce moment la victime était encore vivante ou non, non obstant le fait que le corps ne flottait pas, mais gisait au fond de l’eau du puits semble indiquer qu’elle serait morte par noyade.
Tout indique que les évênements ont été largement commentés par les médias Portugais les 23 et 24 février, mais de façon erronnée et tendancieuse. Alors qu’une partie de la presse nationale parlait de l’assassinat d’«un travesti», une autre grande partie faisait référence seulement à la condition de «sans-abri» ou de «sans-abri, prostituée, toxicodependante» de Gisberta, nommée aussi par une partie de la presse comme Gisberto, son nom légal. En accord avec cette omission, dès le début, avant même que soient connus les détails sur le crime ou sur l’identité et les caractéristiques personnelles de la victime, beaucoup de journaux se firent l’écho d’articles de commentateurs bien connus pour leur oposition aux droits LGBT au Portugal, prétendant que le crime ne pouvait être classifié comme un «crime de haine» et qu’il ne serait pas légitime de considérer une relation entre la transexualité ou de Gisberta et les motifs de l’assassinat. L’argumentation utilisé dans ce sens pour justifier le crime était toujours le fait que la majorité des agresseurs ayant avoués soit mineurs.
Nous savons aussi que en même temps, ont été ignorés et continue à l’être par les médias les communiqués émis par les associations LGBT, notamment les positionements de Panteras Rosa et de l’association trans portugaise (ªT.), précisant la «transexualité» et l’identité de la victime et exigeant des mesures légales et sociales de combat contre les discriminations et de protection contre les crimes de haine en function de l’identité de genre, de l’orientation sexuelle, de la condition sociale, maladie ou nationalité d’origine, bien qu’ait éte brièvement mentionnée une veillée de solidarité avec Gisberta avec l’appui des associations LGBT qui a eu lieu durant la nuit du 24 Février. Mais, une fois de plus, les medias ont omis de mentionner l’argumentation des associations demandant que ne soit pas caché, la transexualité de la victime ainsi que le fait que la discrimination transfobique puisse être une des motivations probables du crime.
Il est connu aussi que, évitant de parler de «crime de haine» pour cause de l’age des agresseurs, et à l’exception de quelques politiques qui se sont exprimés en leur nom propre, aucun parti politique Portugais n’a pris position sur ce crime, ou ne l’a condamné publiquement. Que de la part du gouvernement, la seule réaction jusqu’à amaintenat vient du ministre responsable des institutions de mineurs qui s’est limité à se déclarer choqué, sans autre commentaire, et à demander une enquète sur l’institution qui accueillait les agresseurs. Que ceux-ci, à l’exception d’un garçon agé de seize ans et par conséquent criminellement responsable et incarcéré en prison préventive, ont été rendus à l’institution en régime de semi-liberté et sans que soit connue aucune autre mesure prise à l’encontre des agresseurs.
Nous nous étonnons, comme les associations LGBT portugaises, qu’aucune photographie de la victime n’ait été publiée par la pluspart des journaux, de façon a établir publiquement, au moins un visage humain à la victime. Nous nous étonnons que les médias et les commentateurs aient concentrés le «choc» du crime, sur l’age des agresseurs mais pas sur l’assassinat d’une citoyenne. Qu’ils se soient fait l’écho des insinuations du prêtre responsable de l’institution de mineurs, qui a affirmé publiquement qu’un garçon de l’institution était « molesté » par un pedophile, ce qui pourrait constituer une «circonstance atténuante», sans que soit publiée aucune réaction publique d’indignation.
Nous nous étonnons aussi que les données révélées le 24 Février sur les sévices sexuels soufferts par la victime, ainsi que la possibilité que celle-ci ait été encore vivante quand elle a été jetée dans le puits, ont seulement été publiés par un journal de Porto. Nous ne comprenons pas que seulement quatre jours après avoir dénoncé cet assassinat, il y ait un silence quasi général des médias portugais sur ce crime.

Face à un terrible assassinat qui apparait très probablement comme un crime de haine, face à l’omission tendancieuse de la composante sexuelle et transfobique de celui-ci, face à une apparente tentative des médias et de la classe politique de déculpabiliser le crime lui-même, d’omettre la composante «haine» dans la mort d’une personne qui accumulait autant d’exclusions sociales, face à la tentative de culpabilisation de la victime, et de l’étouffement publique de cette affaire, nous venons par la présente exprimer :

- Notre totale solidarité avec la victime et avec les activistes portugais qui essaient de clarifier les faits, d’honorer la mémoire de Gisberta et d’exiger des mesures de prévention et de combat contre les discriminations, sans exclure la législation de protections contre les crimes transfobiques, lesbofobiques, homo ou bi-fobiques.
- Notre exigence du respect des positions défendues par ces mêmes activistes, et de la mise en place des mesures qu’ils sont amenés à défendre comme urgentes;
- Notre entière incompréhension face au comportement des responsables politiques et des médias portugais vis-à-vis de la prise en compte de ce cas, vis-à-vis de la manipulation des faits et de l’absence de réponses adéquates à la gravité de la situation décrite. Une situation de méprise des Droits de l’Homme élémentaires, que nous ne pouvons uniquement qualifier d’inadmissible dans un pays de l’Union Européenne en plein XXIème siècle.



CONTACTES POUR ENVOYER DES PROTESTES :
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE belem@presidenciarepublica.pt
PRESIDENCE DU CONSEILL DE MINISTRES écrire en-ligne a http://www.portugal.gov.pt/Portal/PT/Geral/Contactos  (limite 4000 caracteres)

GOUVERNEMENT
Primeiro Ministro pm@pm.gov.pt
Secretário de Estado Adjunto do Primeiro-Ministro gseapm@pm.gov.pt
Ministro de Estado e da Administração Interna gabinete.ministro@mai.gov.pt
Secretário de Estado Adjunto e da Administração Local gseaal@seaal.gov.pt
Ministro de Estado e dos Negócios Estrangeiros ministro@mne.gov.pt
Ministro dos Assuntos Parlamentares map@map.gov.pt
Secretário de Estado da Juventude e do Desporto sejd@sejd.gov.pt
Ministro do Trabalho e da Solidariedade Social gmtss@mtss.gov.pt
Secretário de Estado da Segurança Social gabinete.sess@mtss.gov.pt
Secretário de Estado do Emprego e Formação Profissional gseef@mtss.gov.pt
Secretária de Estado Adjunta e da Reabilitação gabinete.sear@mtss.gov.pt
Ministra da Educação gme@me.gov.pt
Secretário de Estado Adjunto e da Educação se.adj-educacao@me.gov.pt
Secretário de Estado da Educação se.educacao@me.gov.pt
Ministro da Saúde gms@ms.gov.pt
Secretário de Estado da Saúde gses@ms.gov.pt
Ministra da Cultura gmc@mc.gov.pt
Secretário de Estado da Cultura gsec@mc.gov.pt
Governo civil porto info@govcivilporto.gov.pt

EGLISE CATÓLIQUE
Secretariado Diocesano de Pastoral Juvenil (SDPJ) juventude@patriarcado-lisboa.pt
Bispo Auxiliar do Porto domantoniocarrilho@diocese-porto.pt
Bispo Diocesano do Porto domarmindo@diocese-porto.pt

ASSEMBLÉE DE LA REPUBLIQUE
GABINETE  DO PRESIDENTE DA ASSEMBLEIA DA REPÚBLICA gabpar@ar.parlamento.pt

PARTIS POLITIQUES - GROUPES PARLAMENTAIRES
GRUPO PARLAMENTAR DO PARTIDO SOCIALISTA gp_ps@ps.parlamento.pt
GRUPO PARLAMENTAR DO PARTIDO SOCIAL DEMOCRATA gp_psd@psd.parlamento.pt  
GRUPO PARLAMENTAR DO PARTIDO COMUNISTA PORTUGUÊS gp_pcp@pcp.parlamento.pt
GRUPO PARLAMENTAR DO PARTIDO POPULAR gp_pp@pp.parlamento.pt
GRUPO PARLAMENTAR DO BLOCO DE ESQUERDA blocoar@ar.parlamento.pt
GRUPO PARLAMENTAR DO PARTIDO ECOLOGISTA "OS VERDES" PEV.correio@pev.parlamento.pt

ASSOCIATIONS LGBT
Associação Ursos de Portugal info@ursosdeportugal.org
ILGA Portugal ilga-portugal@ilga.org
Opus Gay anser@netcabo.pt
rede ex aequo rede@ex-aequo.web.pt
Clube Safo clubesafo@clubesafo.com
PortugalGay.PT info@portugalgay.pt
não te prives naoteprives@yahoo.com
Grupo Lilás  revista_lilas@hotmail.com
Panteras Rosa Panteras.Rosa@sapo.pt
ªT. a.trans@clix.pt

PRESSE ET TELEVISIONS
Impresa ( Expresso, Visão)      impresa@impresa.pt
Imprensa Clix  imprensa@co.clix.pt
Jornal Público publico@publico.pt
Jornal de Notícias noticias@jn.pt
Diário de Notícias - dnot@dn.pt
Rádio TSF - écrire en-ligne (petit bouton bleue a gauche - "fale connosco") - http://tsf.sapo.pt/online/primeira/default.asp
Correio da Manhã - direccao@correiomanha.pt ; reportagem@correiomanha.pt ; geral@correiomanha.pt ; geral@correiomanha.pt ; redaccao@correiomanha.pt
Agência LUSA - agencialusa@lusa.pt  ; dinformacao@lusa.pt  ; redaccao@lusa.pt  ; nacional@lusa.pt
RTP - contacte en-ligne: http://www.rtp.pt/wportal/participe/formulario.php
TVI - écrire en-ligne (au link pour la "direcção de informação"): http://www.tvi.iol.pt/artigo.php?id=373399#
SIC/ SIC-NOTÍCIAS contacto@siconline.pt ; atendimento@sic.pt

 Jean-michel
 Messages postés : 91
 Jean-michel
  Posté le 04/03/2006 08:19:33
Send a private message to Jean-michel
J'ai été trop occupé par la mobilisation façe à ce meurtre ignoble et à la réaction ignoble aussi de la classe politique Portugaise, des médias, et de trop nombreuses organisations lbgts.du pays pour apporter plus de détails sur ce forum.
Les dernières nouvelles: après une courte messe dans la chapelle de l'institut médico-légal de Porto, messe dite par le prêtre directeur du centre où séjournaient les ados assassins, pendant laquelle cette charogne a parlé de gisberta au masculin, le corps de celle-çi a été rendu à ses amiEs transEs et travailleurES du sexe. Grâce à une récolte de fonds(l'Etat, l'église, l'ambassade du Brésil refusant toute participation) le corps de Gisberta a pu être rapatrié à São polo et rendu à sa famille.
Y a des moments où ça me dégoute de faire partie de la raçe soit disante humaine.


forum Index du forum forumPolitique et Social forumassasinat transphobe Portugal a diffuser et REAGIIR
Haut
Aller à :
  Ajouter une réponse rapide

Ajouter une réponse rapide